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Richard Cazenave

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jeudi 02 octobre 2008

France

Crise financière ou crise économique ?

Ainsi que ce fut le cas après le 11 septembre, la réponse des États-Unis à la crise est décidée et organisée autour de la seule puissance - militaire ou financière - de l'oncle Sam, comme si elle était la seule impactée par les évènements.

Le Président de la République, à la tribune de l'O.N.U ne pouvait, dès lors, pas manquer de dire qu'un débat au plus haut niveau international était indispensable pour mesurer l'ampleur des dégâts et la diversité des meures à prendre.

Mais attention ! il y a crise et crise :

  • celle qui affecte gravement le système financier Américain impacte certes notre structure bancaire, mais dans une moindre mesure que nos voisins européens ; et, s'agissant du marché interne des crédits immobiliers, il est basé essentiellement sur des prêts à taux fixes et présente des risques réduits d'insolvabilité. Il y a un vrai débat à tenir sur le mode d'intervention que doivent adopter les États, afin de ne pas dédouaner purement et simplement les irresponsables qui nous ont conduits à cette situation. En particulier, il serait scandaleux de payer des parachutes dorés à des dirigeants qui ont conduit le système à la faillite. Mais à mon sens il n'y a là rien d'immaîtrisable ; nous avons les moyens d'endiguer cette crise.
  • pour autant, nous courons bel et bien celui d'un sévère refroidissement de notre économie réelle du fait des restrictions de crédits aux entreprises, aggravées par la politique de l'Euro fort de la B.C.E.

Notre économie européenne a donc besoin d'un plan destiné à relancer une activité menacée par les restrictions de crédits, l'Euro fort et les taux d'intérêts élevés. Là se situe pour nous l'enjeu en terme de croissance pour les mois à venir.

Souhaitons enfin, si ce sommet des chefs d'États se tient, qu'il traite de la question lancinante de la régulation de la mondialisation ; et qu'il donne les signaux indispensables pour rééquilibrer le capitalisme vers l'économie productive et non vers les profits purement spéculatifs. Souhaitons que l'indignation de l'instant se transforme enfin en actes concrets.

L'emploi, le pouvoir d'achat, la rémunération du travail et de l'effort sont l'enjeu de ce que d'autres appellent tout simplement une élémentaire moralisation du libre échange mondial.

mardi 02 septembre 2008

Le Chêne

Faire vivre les idées gaullistes en Isère

Lettre de Michèle Alliot-Marie, Président du ChêneComme vous le constaterez au vu du courrier ci-contre (cliquez sur l'image pour agrandir), Michèle Alliot-Marie a décidé de me confier l'animation du Chêne en Isère.

Fédérant de nombreux parlementaires, des élus locaux, des experts de la société civile, des Françaises et des Français qui souhaitent participer activement à l'action politique au service de la Nation, le Chêne est devenu en quelques mois un acteur de la vie politique de notre pays.

Lieu de réflexion, il a vocation à rassembler celles et ceux qui portent les idées d'un gaullisme moderne et à contribuer aux débats d'idées au sein de la majorité.

Lieu d'action concrète, il entend également, grâce à son organisation territoriale, jouer un rôle d'animateur local.

Nous croyons en effet que c'est au cœur même de nos racines gaullistes que nous pouvons puiser les réponses les plus efficaces aux défis tant internes qu'externes auxquels notre pays est confronté.

L'époque que nous vivons voit notre économie fragilisée, notre cohésion sociale menacée, et les valeurs universelles de la République mises à mal. Le Gaullisme, parce qu'il est avant tout une synthèse visant à rassembler tout un peuple autour de valeurs essentielles, apparaît aujourd'hui comme la seule pensée politique capable de guider une action publique à hauteur de ces défis, en conservant comme fondements la dignité de l'Homme et le rôle de la France dans un monde en profonde mutation.

Pour incarner ce projet et ces objectifs, le Chêne a besoin de chacune et chacun d'entre vous. En agissant sur le terrain, sur internet, en apportant vos contributions, vos propositions, en incarnant ainsi ce « laboratoire d'idées » que Michèle Alliot-­Marie appelle de ses vœux.

J'ai également besoin de vous ici à Grenoble et en Isère pour mobiliser autour de vous et ainsi jouer un rôle de « parrain » auprès de vos proches et auprès de toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans nos convictions et qui veulent s'engager dans le débat et dans l'action.

Faites-­moi connaître au plus vite votre intérêt pour cette démarche et votre souhait d'y être associé, afin que je vous informe des événements, des débats et réunions à venir.

Vous pouvez me contacter par courriel (cliquez ici) ou à mon bureau, aux coordonnées indiquées dans le bandeau en haut de page (bureau ouvert les mardis, jeudis et vendredis matin de 9h à 12h).

Dans l'espoir de vous retrouver très prochainement.

En savoir plus sur le Chêne

vendredi 22 août 2008

International

Afghanistan : nous devons avant tout à nos soldats une stratégie gagnante

Autant le dire clairement, je pense que la stratégie de l'OTAN en Afghanistan nous amène dans le mur.

Les ingrédients de l'échec sont en place depuis plusieurs années.

-> Premièrement, comme je l'avais dit à l'automne 2001 à New York à l'Ambassadeur des États-Unis auprès de l'ONU,[1] la seule stratégie possible pour les forces dites occidentales eût été de donner dès le départ les moyens politiques et les appuis militaires à la seule force anti-taliban qui existait dans le pays : l'Alliance du Nord, qui s'était ouverte aux composantes pachtounes. Sept ans après, l'armée afghane compte moins de 60 000 hommes, est mal équipée, et est formée selon des méthodes éloignées de sa culture et de son histoire. Quant aux forces de l'OTAN, elles représentent aujourd'hui 70 000 soldats quand l'armée soviétique, forte de 250 000 hommes, a dû se résoudre à constater son échec à tenir le terrain.

Le pire, c'est qu'Obama et McCain, qui veulent faire de ce pays le « centre de la guerre contre le terrorisme » et qui proposent d'envoyer 10 000 soldats supplémentaires, ne semblent toujours pas, ni l'un ni l'autre, avoir compris que cette stratégie était vouée à l'échec...

Massoud

-> Deuxièmement, la solution Karzaï comme Président, qui a été formé et qui a vécu aux États-Unis, a été imposée à l'ensemble des chefs et des tribus afghans, qui s'y sont résignés dans l'espoir qu'une manne économique accompagnerait ce choix politique. Or l'effort occidental en Afghanistan est resté négligeable au regard des enjeux pourtant considérables et des moyens qui auraient été nécessaires pour gagner sur ce front économique et social. L'aide économique en Afghanistan représente 1% seulement des dépenses militaires engagées en Irak par les Américains, alors que le vrai front anti-terroriste se jouait dans les campagnes afghanes. Il aurait fallu au contraire mettre le paquet dès le début. Et la manne attendue n'arrivant pas, le vide économique et politique des campagnes de l'Est et du Sud du pays a été assez facilement réinvesti par les Taliban, dont l'organisation parallèle est de fait acceptée par tous les ruraux de ces zones.

On peut dire aujourd'hui que les populations afghanes ont retrouvé, au-delà des sourires de façade adressés à nos soldats, un anti-occidentalisme de base qui en fait des alliés objectifs des Taliban.

-> Troisièmement, la situation politique au Pakistan n'était déjà pas brillante en 2001 ; elle est pire aujourd'hui avec l'assassinat de Benazir Butho et la démission de Pervez Musharaf, avec une coalition dont les membres sont en désaccord sur tout, notamment sur la lutte anti-terroriste. Elle laisse ainsi les rênes lâches sur le cou de l'armée pakistanaise et des services secrets. L'armée, obsédée par le risque Indien, considère l'Afghanistan comme un élément de "profondeur stratégique". En clair, l'armée pakistanaise ne veut pas d'un pouvoir politique afghan à Kaboul qui ne soit pas directement à sa main ; par conséquent les Taliban continuent de bénéficier objectivement de leur soutien.


En conclusion, la stratégie de l'OTAN doit être révisée, et ses objectifs fixés de façon réaliste.

  1. La reconstruction d'un État sur l'ensemble du territoire afghan est aujourd'hui un objectif impossible à atteindre. En tout état de cause, il serait suicidaire pour l'OTAN de vouloir remplacer l'État et l'armée afghane dans les zones du pays où est en train de se cristalliser l'anti-occidentalisme.

  2. Pour ces mêmes raisons, et à cause de l'attitude pakistanaise, la destruction de tous les foyers terroristes est aussi un objectif impossible à atteindre. Que l'on songe que nul n'a pu jusqu'ici déloger Ben Laden de son repère dans les zones tribales de l'Ouest pakistanais, proches de la frontière afghane. Cela ne signifie pas retirer toutes nos troupes d'Afghanistan, mais leur fixer des missions différentes, et en aucun cas leur donner mission de "tenir" des territoires avec des troupes à pied - qui plus est dans les conditions discutables de l'opération de Saroubi[3] - dans un pays où tout, de la géographie à l'histoire et aux traditions, nous est défavorable. Cela ne signifie pas non plus renoncer à la lutte contre le terrorisme, mais là encore le combattre plus efficacement. Des actions de forces peuvent être organisées selon les besoins stratégiques ; des raids aériens peuvent être conduits sur des bases d'entraînement de terroristes qui se reconstitueraient.

  3. La question politique pakistanaise ne peut pas être évacuée ou laissée en-dehors du champ des discussions.

C'est à la lumière de ces trois constatations incontournables que la stratégie de l'OTAN doit impérativement être clarifiée et redéfinie. Par ailleurs, si des moyens supplémentaires doivent être donnés, ils doivent l'être au profit de la formation et de l'équipement de l'armée afghane qui doit être portée à 150 000 hommes au minimum. C'est ce que la France a tenté de plaider jusqu'ici, peut-être trop timidement. Il ne s'agit pas de tourner les talons, comme le demandent certains leaders politiques de gauche ou d'extrême gauche, car en effet c'est bien là que se joue une partie de notre liberté et de notre sécurité ; mais il s'agit d'intervenir avec lucidité et efficacité si l'on ne veut pas offrir aux Taliban de nouvelles victoires médiatiques aux dépends des vies des soldats de l'OTAN.


Photo

Avec Ahmad Shah Massoud dans la vallée du Panshir, en juin 2000.


Notes

[1] En tant que président du groupe d'étude de l'Assemblée nationale sur l'Afghanistan

[3] Je rappelle au passage que les Turcs et les Italiens qui nous ont précédés n'avaient pas quitté leur fortin depuis des mois...

dimanche 20 juillet 2008

France

Religion et citoyenneté : quel jugement est le plus choquant ?

Annulation d'un mariage : la femme n'était pas vierge
Refus d'accorder la nationalité : la femme portait la burqa

Quel jugement est le plus choquant ?

Religion et citoyenneté, sphère publique et sphère privée, ces jugements posent des questions centrales et apportent des réponses contradictoires, du moins en apparence.

Dans son arrêt du 27 juin 2008 refusant pour « défaut d'assimilation » la demande de nationalité d'une marocaine, épouse d'un français depuis cinq ans et mère de trois enfants français, le Conseil d'État met en avant le fait que la demanderesse « a adopté une pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et notamment avec le principe de l'égalité des sexes ».

Elle s'est présentée « recouverte des vêtements des femmes de la péninsule arabique, (...) ne laissant voir les yeux que par une fente, (...) elle n'a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote (...) elle vit dans une soumission totale aux hommes de sa famille (...) l'idée de contester cette soumission ne l'effleure même pas ».


Certains s'insurgent au nom de la liberté de pratiquer la religion de son choix ; ils oublient au passage que la liberté de chacun s'arrête ou commence celle des autres et que nos libertés sont moins la résultante de nos pulsions individuelles que des lois démocratiques qui en garantissent l'exercice et en encadrent la jouissance.

Car, viol manifeste du principe d'égalité, la burqa – une prison, une camisole - est aussi l'expression provocatrice d'un projet politique de type totalitaire – la charria - évidemment contraire à toute idée de démocratie. Et si la burqa est le signe évident de l'oppression, le voile est bien quant à lui le symbole de la soumission et vient heurter, certes à un degré moindre, les mêmes principes d'égalité homme-femme et de démocratie.

Car c'est bien dans la sphère publique, dans la rue, dans les relations avec l'administration, avec les services hospitaliers et non dans la sphère privée que les tenants de la « liberté religieuse » entendent imposer leur vue.

C'est donc à bon droit, se situant en cela dans la continuité de la loi de 2004 (que j'ai votée) sur l'interdiction des signes religieux à l'école, que le Conseil d'État a refusé d 'accorder la nationalité française.

En effet la France, par son histoire, par ses valeurs, par ses principes universalistes fondateurs de sa République et de sa Démocratie, se distingue tant du multi-culturalisme britannique que du communautarisme américain. La communauté française n'est fondée ni sur la race, ni sur la religion, mais bien sur l'adhésion à ses valeurs qui ne sont autres que les règles du « vouloir vivre ensemble ».


Plus choquant me semble, pour ces raisons, le jugement accordant le divorce à un homme pour défaut de virginité de son épouse. Je comprends l'argument juridique : le consentement s'est fait sur des bases erronées. C'est un fait. Et la virginité de l'épouse était certainement une donnée essentielle du consentement.

Mais on voit bien que l'inverse – l'exigence par l'épouse de la virginité de l'époux – n'est même pas évoqué, et que sa preuve serait d'ailleurs impossible. Et c'est en quoi ce jugement est inacceptable : pour les raisons évoquées plus haut, il va à l'encontre de ces mêmes principes fondamentaux de l'égalité des sexes et de démocratie.

Je suis heureux que le ministère public, après les hésitations du garde des sceaux Madame Rachida Dati, s'en soit souvenu et ait interjeté appel contre ce jugement qui porte en lui les germes d'une dérive communautariste et anti-démocratique.

mardi 29 avril 2008

Vie Locale

Sur le plateau de téléGrenoble

J'étais dimanche soir 27 avril sur le plateau de téléGrenoble à l'invitation de Christophe Revil, pour l'émission ReCap'Info.

téléGrenoble

Avec Michel Savin, maire UMP de Domène et conseiller général, nous avons échangé sur la situation de la droite en Isère, et commenté, selon le principe de l'émission, l'actualité de la semaine. L'occasion également pour moi de présenter l'AG3D.

Vous pouvez revoir cette émission pendant plusieurs semaines en vous rendant sur téléGrenoble.net, rubrique ReCap'Info, ou en cliquant ici.

jeudi 27 mars 2008

International

À 4 mois des JO de Pékin, une course contre la montre pour la survie du Tibet et la liberté d'un peuple

Les engagements pris par les dirigeants chinois auprès du CIO pour l'organisation des Jeux de Pékin laissaient augurer des progrès en matière de droits de l'Homme. C'est d'ailleurs une des principales motivations - l'encouragement à l'ouverture démocratique de la Chine - de l'attribution des JO de 2008 à la Chine.

Or c'est exactement l'inverse qui s'est produit jusqu'ici : internement massif de "dissidents" sur l'ensemble du territoire, contrôle inégalé de tous les moyens de communication, répression brutale et sanglante au Tibet, menaces à la communauté internationale de s'occuper de ce qui la regarde !

RC et le Dalaï LamaEn ce printemps 2008, on retrouve dans la logorrhée des dirigeants chinois les poncifs les plus éculés et les plus ringards des dictatures marxistes : les responsables des incidents seraient « le Dalaï Lama et sa clique », qui « encouragent et planifient les incidents violents sécessionnistes »... et l'on promet aux moines une « éducation patriotique »...

Quand on sait que le Dalaï Lama est critiqué par les jeunes tibétains parce qu'il se contente de demander un « dialogue avec le gouvernement chinois » pour obtenir le « respect des dispositions de la constitution chinoise sur la réelle autonomie régionale du Tibet », on mesure l'ampleur de l'imposture de la rhétorique du parti communiste chinois, et accessoirement, le peu de cas que ses dirigeants font de leurs engagements à l'égard de la communauté internationale.

Des engagements dont nous sommes en droit (et en devoir) de réclamer le respect.

Boycott ?

La cérémonie d'ouverture des Jeux est prévue pour le 8 août. Nous devons dire qu'à ce jour, les conditions de notre participation pleine et entière à ces Jeux, voire notre participation tout court, ne sont pas réunies.

Il faut que les dirigeants chinois comprennent que le mépris qu'ils affichent rend de plus en plus plausible, chaque jour, un boycott qui pour beaucoup était inenvisageable jusqu'ici ; et qu'en conséquence, nous n'excluons rien, du boycott total au boycott de toutes les cérémonies officielles, en passant par tous les moyens que l'imagination des peuples libres, combinée à la formidable tribune médiatique des JO et du direct des télévisions du monde entier, mettra au service d'une réprobation sans précédent.

Non, agir ainsi n'est pas mélanger sport et politique, c'est simplement ne pas confondre l'olympisme avec les jeux du cirque.
Agir ainsi, c'est tout simplement défendre les principes mêmes de l'olympisme et du droit international.
Agir ainsi, c'est refuser qu'ils soient foulés au pied sous nos yeux. C'est refuser que les engagements pris devant la communauté internationale ne soient que des chiffons de papier.

Oui, la France doit recevoir le Dalaï Lama. Oui, la France doit entraîner ses partenaires européens dans une voie diplomatique audible et crédible.

Et pour ceux qui hésiteraient, qu'ils se posent seulement la question de savoir quel goût auraient des Jeux Olympiques sur fond de répression au Tibet ; et qu'ils réfléchissent aux questions que leurs opinions publiques leur poseraient alors.


Photo : le Dalaï Lama à mes côtés lors d'une visite à l'Assemblée nationale, alors que j'étais Président du groupe d'étude sur le problèmes du Tibet.

mardi 18 mars 2008

Général

Grenoble : zéro pointé de l'UMP38

Ce 16 mars, à Grenoble, l'UMP aura inscrit à son palmarès le plus beau zéro pointé de toute l'histoire politique de la droite républicaine dans la capitale des Alpes.

Ainsi, le clan du toujours président de l'UMP38, après avoir taclé son propre camp pendant des années et en particulier pris une lourde responsabilité dans l'échec in extremis de Max Micoud à la mairie en 2001 (avec 49% des voix), après avoir promis monts et merveilles avec le retour du « grand magicien des urnes », enregistre depuis 2004, avec les régionales et les cantonales en passant par les présidentielles en 2007, une déroute électorale qui va en s'amplifiant.

Avec 29% des voix aux municipales de Grenoble et la perte des 2 cantons détenus jusqu'alors par des sortants UMP (Charles Descours et Max Micoud), le parti du président en Isère aura offert au PS le super grand chelem :

  • la mairie ;
  • les deux sièges de député ;
  • et la totalité des cantons grenoblois !

On espère juste, sans en être tout-à-fait certain, avoir touché le fond ! Et on se demande, avec une certaine angoisse, quel genre de secousse supplémentaire serait nécessaire pour que le président Sarkozy, qui avait personnellement demandé au malheureux (et valeureux) Fabien de Sans Nicolas de se présenter, se décide à régler le problème ?

Car il y a bien un domaine où la magie des urnes fonctionne à plein régime : c'est celui des élections internes du parti en Isère, où, conjuguée à la fuite des adhérents « non alignés » et à l'exclusion des gêneurs (dont votre serviteur), elle garantit la pérennité du pouvoir en place et la poursuite de son règne sur le champ de ruines...

Pour l'heure, la seule certitude que nous avons, c'est que le PS est au pouvoir à Grenoble, dans l'agglo, dans le département et dans la région pour un long moment. Et la seule bonne nouvelle, c'est qu'à Grenoble la liste Destot - recentrée - est élue sans les Verts, ce qui veut dire que le maire de Grenoble dispose d'une majorité pour s'attaquer au sujet majeur pour l'avenir de notre ville : celui de son désenclavement ferroviaire et routier, et des déplacements dans l'agglo.

Sujets sur lesquels un consensus droite gauche est possible, puisque la liste Sans Nicolas a défendu les mêmes projets.

C'est l'objet de l'AG3D : réunir sur ces projets les pouvoirs locaux et nationaux, les sensibilités de droite et de gauche, les forces économiques et sociales pour faire réussir Grenoble. Et ne pas attendre pour cela la Saint Glin-Glin.

mardi 12 février 2008

Vie Locale

Pour Grenoble, rejoignez-moi à l'AG3D

Chers amis,

Comme vous le savez, j'ai décidé de ne pas prendre part aux élections municipales de mars prochain.

En effet, la direction UMP en Isère, qui nous a conduits au désastre des législatives, est toujours en place. Suscitant des rivalités là où l'union aurait dû prévaloir, travaillant sous le manteau à l'échec de ceux qu'elle annonce soutenir officiellement, elle nous conduira, pour les mêmes raisons, à la défaite aux municipales.

Je ne veux en aucun cas participer à ce pitoyable jeu de massacre.

logo AG3DÀ défaut d'être partie prenante, j'aurais souhaité de tout cœur apporter mon soutien à un projet UMP constructif pour Grenoble. Hélas, ce parti - dont je suis toujours exclu ! - ne m'a adressé aucun signe (pas plus sur le plan national que local) me permettant d'apporter mon adhésion au candidat qu'il a imposé de Paris, ni donné aucune raison sérieuse de croire à la réalité de son projet pour notre ville.

Or, l'urgence nous interdit de rester passifs.

Car l'idéologie des Verts, à l'œuvre depuis treize ans à Grenoble, nous a conduits à des retards considérables dans la réalisation d'infrastructures nécessaires et indispensables à la pérennité économique de notre agglomération. Cette même idéologie a porté des coups très durs à l'accessibilité et à l'attractivité de la ville-centre.

Ce sont les raisons pour lesquelles j'ai décidé de créer l'Association Grenoble Développement et Désenclavement Durables (AG3D).

Vous pouvez prendre connaissance de son objet en sur le site ag3d.fr.

Forum de débat sur l'avenir des fonctions majeures de notre cité, l'AG3D est aussi, à compter de ce jour, un outil de pression à tous les niveaux de décision pour la mise en œuvre rapide de ces projets désormais vitaux.

Dans ce combat qui s'ouvre sur l'avenir de Grenoble et de son agglomération, où l'intérêt général commande de rechercher l'efficacité au service de notre ville, j'ai besoin de vous, de votre soutien et de votre engagement pour servir autrement les valeurs et les convictions que j'ai toujours défendues.

Je compte sur vous pour me rejoindre dans cette action qui s'engage pour l'avenir de Grenoble !


Liens

dimanche 06 janvier 2008

Général

A tous et à chacun, tous mes voeux de bonne et heureuse année 2008 !

En pensant aux souhaits que je pourrais formuler à l'occasion de cette année nouvelle pour tous ceux qui se croisent sur ce blog, le premier mot qui me vient à l'esprit est un grand «merci» pour chacun et chacune d'entre vous.

Merci de faire vivre le débat, de nourrir souvent avec humour des échanges toujours respectueux des personnes, de faire de ce blog une agora moderne et vivante, de montrer aussi qu'il existe aujourd'hui à droite (et peut-être surtout à droite...) une pensée libre et s'il le faut impertinente, adossée non pas à des modes mais à des valeurs, nourrie non pas par le cynisme mais au contraire par une soif permanente de dignité.

Et le souhait qui en découle, que je forme à l'attention de chacune et de chacun, c'est que 2008 vous conserve dans votre énergie, dans votre envie de dire et de faire ce que votre coeur et votre intelligence vous commandent, dans votre espoir que l'engagement de chacun transforme le devenir de tous.

À Grenoble, depuis mon dernier billet, je dois dire qu'hélas, c'est le statu quo.

À droite, à défaut de dire et de faire ce que le courage (et le minimum de décence) commandent, on a choisi de contourner l'obstacle en espérant qu'en 2025 un début de semblant d'alternance pourra commencer à poindre !

À gauche, on voudrait bien changer les alliances. On sent bien que pour Grenoble, l'idéologie de certains «verts» rime avec «mortifère», que l'avenir de la Genoble Européenne (ou olympique) exige de relever les défis de toujours depuis Cularo (rayonnement, attractivité, désenclavement). Mais, mais, mais...

Faire une liste ? Pour que la campagne municipale, au lieu de porter sur les enjeux d'avenir pour Grenoble, ne porte, une fois de plus, que sur les divisions à droite ?

Je choisis, aujourd'hui encore, de rester disponible :

  • disponible pour ma famille politique si elle-même témoignait que ses objectifs prennent un peu de hauteur et si l'intérêt général prenait le pas sur les arrangements personnels ;
  • disponible pour ma ville si ceux qui en détiennent les clefs se donnaient vraiment l'ambition de dépasser les intérêts politiciens pour servir profondément et sincèrement notre avenir commun.

En tout état de cause, je n'oublierai pas, je n'oublierai jamais, les 20% d'électeurs qui ont bravé les mots d'ordre pour me dire leur fidélité, leur amitié et leur confiance. J'ai à leur égard un devoir, celui de ne pas galvauder le trésor qu'ils m'ont confié.

Une chose est sûre : quel que soit le choix que nous ferons pour les municipales, d'autres échéances se présenteront ultérieurement. En Isère tout spécialement, un boulevard est - me semble-t'il - ouvert à une liste de droite indépendante aux élections régionales et sénatoriales.

Je dirai donc le moment venu ce qu'il convient de faire pour les municipales à Grenoble - mais je prends quoi qu'il en soit rendez-vous, dès aujourd'hui, pour les combats futurs.

mardi 04 décembre 2007

Vie Locale

Municipales à Grenoble : quelle union ?

L'UMP Grenoble célébrait il y a quelques jours à peine « l'union-de-toute-la-famille-au-grand-complet » à l'occasion de la première réunion du candidat Fabien de Sans Nicolas ; et 48 heures plus tard, nous découvrions une autre candidature issue de l'UMP Grenoble, en la personne d'Hervé Gerbi. Aussi beaucoup m'interrogent ces jours-ci pour savoir quelle position adopter, quelle liste soutenir, auprès de qui s'engager.

Si nombre d'élus municipaux sortants (y compris certains de mes amis proches) ou cadres de l'UMP ont déjà fait leur choix, les questions fusent dès lors que l'on sort du cercle des initiés et que s'expriment les simples adhérents, sympathisants, ou l'homme de la rue. D'autres encore me demandent tout bonnement quand je compte démarrer ma campagne !

Ma réponse aujourd'hui 4 décembre à toutes ces questions est dans le titre de ce billet : quelle union ?
Car après la désastreuse bataille législative conduite avec le "succès" que l'on sait par l'UMP Isère contre le député sortant de la première circonscription, qui a abouti à offrir un siège improbable à la gauche grenobloise qui n'en demandait pas tant, la première question qui m'est posée c'est « Monsieur le député, avez-vous été réintégré à l'UMP ? »
Je suis bien obligé de leur répondre « Non, à ce jour je suis toujours exclu de l'UMP » - qui n'a eu jusqu'à présent ni la décence ni l'intelligence d'endosser la responsabilité du gâchis grenoblois.

Quelle union encore, lorsque lors de la première réunion de campagne autour du candidat investi par l'UMP pour les municipales, le nom du président de l'UMP Isère est applaudi frénétiquement par les premiers rangs de l'assemblée ? Est-ce ainsi que l'on compte rassembler et rénover, et dépasser les 36,9% du score des législatives ?

Quelle union, quand une liste concurrente se déclare - certes non dépourvue de légitimité, puisqu'elle émane d'un avocat grenoblois de bonne réputation, par ailleurs militant respectueux des règles pourtant faussées du fonctionnement interne de l'UMP Isère !

Mais aussi quelle union en terme d'objectifs ? S'agit-il de rénover réellement les méthodes, les responsables, le fonctionnement interne de l'UMP Isère ? Et dans ce cas cela peut-il se faire avec la présence sur des listes municipales de ceux qui prêtent la main à la persistance du système en place ?
Qui soutiendra-t-on ultérieurement, par exemple aux prochaines échéances régionales et sénatoriales ?

De quoi s'agit-il enfin pour Grenoble ? Grenoble est-elle le prétexte d'une joute politique, ou bien notre ville, celle que nous aimons, où nous vivons, où grandissent nos enfants, est-elle profondément et sincèrement l'enjeu majeur de ces rivalités, d'un combat pour lequel l'énergie de chacun peut et doit s'engager ?

Je suis bien obligé de dire aujourd'hui que je n'ai pas à ce jour la réponse à ces questions. Je continue donc d'observer, d'écouter, de m'interroger moi-même. C'est comme toujours en conscience que le moment venu, je livrerai à chacun le fruit de ces réflexions, ce qui n'exclut à l'heure actuelle, à quatre mois de l'échéance municipale grenobloise, aucune hypothèse. Aucune.

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