Richard Cazenave

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Conseil Municipal du 19 octobre : la mascarade de la co-construction

, 16:46

À l'occasion d'un échange sur la décision brutale de remunicipaliser le Théâtre 145, et d'écarter Le Tricycle qui jusque là animait cet espace, j'ai tenu à mettre en évidence la mascarade que constitue la pseudo co-construction menée par cette municipalité. Les acteurs culturels mais aussi les commerçants et les riverains des projets grenoblois en sont non seulement témoins mais hélas victimes. La colère monte dans la cité...

Conseil Municipal du 19 octobre : question sur l'insécurité

, 16:38

J'ai interpellé longuement le maire le 19 octobre sur l'explosion de la délinquance à Grenoble. Connaissant d'avance les réponses d'Éric Piolle, j'ai voulu esquisser à travers cette intervention ce qui devrait être à mon sens les orientations à prendre pour restaurer la « tranquillité publique » à Grenoble.

Communiqué de Richard Cazenave, sur l'accord - Département - Métropole - SMTC.

, 11:02

"Je me réjouis que l'arrivée d'une majorité de droite à la tête du département ait permis de mettre fin à la guerre picrocholine au sein de la gauche, qui conduisait le SMTC, donc les transports publics de la métropole grenobloise, au dépôt de bilan pur et simple.

Déjà il y a six mois, notre groupe, « Métropole d'Avenir » avait fait fi des clivages politiciens et proposait une démarche commune de tous les groupes du Conseil Métropolitain en ce sens.

Il faut aujourd'hui remercier le Président du Conseil Départemental qui a entendu notre appel et a su privilégier l'intérêt général.

Pour autant cet accord salvateur n'efface en rien les profonds désaccords qui nous opposent à la politique de déplacement de messieurs Piolle et Mongaburu, une politique des déplacements qui tourne le dos aux réalités. Une politique de déplacement marquée par l'idéologie et le goût immodéré de la communication spectacle, au détriment du quotidien des grenoblois, des entreprises, des salariés et de l'emploi ".

Richard Cazenave Député Honoraire de l'Isere Vice président du groupe Métropole d'Avenir

Suite aux violences à Moirans:

, 15:03

"Que penser d'un pouvoir qui agit avec brutalité à Lille contre des avocats protestant contre la réforme Taubira et avec faiblesse à Moirans, où il paye au prix fort son manque chronique de fermeté devant des violations de plus en plus insupportables et arrogantes de la loi et de l'ordre public .

Que des groupes, quels qu'ils soient, osent braver ouvertement les lois de ce pays et faire pression sur la justice en exigeant des faveurs pour des délinquants notoires, en dit long sur la déliquescence où nous sommes rendus aujourd'hui par les lâchetés successives du gouvernement et de la Garde des Sceaux . Un gouvernement et une Garde des Sceaux qui ont montré depuis deux ans plus de compassion pour les délinquants que pour leurs victimes, et qui n'ont eu de cesse d'alimenter le sentiment d'impunité des voyous et apprentis voyous, en préférant les laisser en liberté que de construire des prisons !

Dans ces conditions les appels à la fermeté de Monsieur Valls, chef d'un gouvernement dont la politique pénale alimente en permanence le désordre, apparaissent comme une tartufferie"

Richard Cazenave Député honoraire de l'Isère, Animateur des Comités Juppé

GRENOBLE la question sécurité et tranquillité publique et sa réponse

, 15:36

Bonjour,

Veuillez trouver ci-dessous dans son intégralité, la question que j'ai posé au Maire de Grenoble, lors du Conseil Municipal du Lundi 19 octobre sur le thème de la sécurité et tranquillité publique. Vous pourrez ainsi mesurer deux choses : -l'écart entre ce que j'ai dit et ce qui en a été retranscrit par la presse -l'esquive d'Eric Piolle, ses non-réponses sur le fond, le responsable selon lui étant Nicolas Sarkozy et la baisse des effectifs de fonctionnaires avant 2012; il se trouve que c'est à Grenoble et en 2015 que ce que je relate se produit !...

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2017 : pour moi, c'est Juppé !

, 14:39

J’ai rencontré Alain Juppé à Paris au PC de la campagne qu’il prépare en vue des primaires de la droite et du centre de septembre 2016.

Je lui ai confirmé ma décision de soutenir sa candidature en Isère en suscitant la création de comités territoriaux et thématiques dans notre département. Alain Juppé m'a d'ailleurs demandé d'organiser pour l'automne sa venue à Grenoble pour vous rencontrer et échanger avec vous.
J’ai également accepté de travailler avec son staff parisien pour la logistique des primaires et pour le projet d’alternance.
Rappelons que les Primaires de l'avenir, programmées pour septembre 2016, seront ouvertes à tous les Français favorables à l'alternance républicaine sans qu'ils aient besoin d'être adhérents à un parti politique pour y participer.

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Nous partageons la même analyse sur les causes structurelles qui ont conduit notre pays dans la situation critique qui est la sienne aujourd’hui.
Une situation alarmante tant sur le plan moral et sociétal qu’économique et social.
Une situation qui appelle sans délai des réponses claires et profondes, parfois radicales mais toujours réalistes pour être réalisables…
Car l’histoire récente a dramatiquement illustré, une fois de plus, le fait que les promesses les plus « racoleuses » se révèlent également les plus illusoires, provoquant les pires déconvenues, nourrissant un fatalisme dévastateur, entretenant un statu quo mortifère. Nous refusons le déclinisme ambiant car nous savons que ce dont souffre avant tout notre pays c’est d’un État qui réalise le double exploit, par son interventionnisme maladif et généralisé, de contrarier et souvent décourager les initiatives de nos compatriotes, tout en étant incapable de remplir correctement ses missions régaliennes de justice et de sécurité et de transmettre un savoir et des valeurs garants de l’égalité des chances et du pacte social.

Voilà pourquoi 2017 doit être le rendez-vous de la nation avec un mandat présidentiel de « mission » et la mise en œuvre programmée, concrète, effective, d’un projet clairement validé par le peuple.

Alain Juppé, que je connais bien pour avoir travaillé avec lui de nombreuses années dans mes responsabilités politiques nationales et internationales, est aujourd’hui celui qui me paraît le plus en phase avec ces impératifs. Par son expérience, sa maîtrise des rouages les plus complexes, par son goût d’un travail portant sur le fond et non sur l’« écume », par sa personnalité qui allie détermination et mesure, par sa fibre gaulliste qui fait de lui un républicain exigeant et par son aptitude à fédérer et libérer les forces vives de la nation, il est, je le crois sincèrement, celui dont la France a besoin à ce moment clé de notre histoire.

Je vous invite, dans toutes nos communes, à créer des comités locaux « AJ POUR LA FRANCE », ainsi que des comités regroupant des acteurs professionnels autour des thématiques qui les concernent directement.
Et pour cela, soit de vous mettre en relation avec moi, soit, notre objectif n’étant pas de mettre en place une organisation pyramidale mais de susciter le foisonnement des initiatives, de vous manifester directement auprès de l'équipe nationale sur la plateforme AJ pour la France.

Réforme du collège : le triomphe de l’inculture !

, 15:39

J’ai entendu sur RTL la ministre de l’éducation Madame Najat Vallaud-Belkacem affirmer avec un brin de suffisance que ceux qui s’alarment de la réforme des programmes du collège sont des « éditorialistes, polémistes, pseudos intellectuels » qui n’auraient rien compris.

Les professeurs de latin seraient donc toujours là à la rentrée prochaine, l’histoire de la chrétienté serait toujours au programme, il s’agit juste de « moderniser » les matières enseignées au collège et la manière de les enseigner…

La vérité est pourtant là :

  • Les matières de base, déjà si peu maîtrisées (français, langues, maths) seront concurrencées par les nouveaux enseignements « interdisciplinaires » du type « l’information, la communication et la citoyenneté » ou encore « le développement durable »
  • Le latin sera dès 2016 compris dans un de ces « enseignements pratiques interdisciplinaires », donc à l’initiative des élèves…
  • Les classes européennes bilingues, qui marchaient très bien, seront supprimées.
  • L’enseignement de l’histoire sera bel et bien remanié et, en effet, l’Occident médiéval, la chrétienté, l’humanisme, les lumières, deviennent des enseignements optionnels tandis que « l’islam ; débuts, expansion, sociétés et cultures (VII-XIIIe siècle) », thème numéro un, devient un enseignement obligatoire !...

Ce qui a fait dire à Régis Debray, pourtant très engagé à gauche « cette fausse réforme applique au domaine scolaire la vision du monde dans notre classe dirigeante, dépourvue de conscience historique ». Jean-Paul Brighelli y voit de son côté une « machine à décérébrer, un effondrement de l’idéal républicain » J’ajoute que le libellé des programmes laisse percer cette tentation permanente de cette partie de la gauche, celle qui n’a jamais aimé chanter la marseillaise, de ternir l’image de la France, de revisiter notre histoire en la jugeant avec sa pseudo morale de bazar.

Comme les 7 et 11 janvier paraissent loin ! Alors que l’urgence nous crie de revenir aux « fondamentaux », on nous propose, quatre mois plus tard, de détricoter un peu plus le pacte national et républicain…

Et de quel droit la ministre de l’éducation peut-elle ainsi, avec autant de légèreté, dénier aux collégiens l’école dont elle a bénéficié, et par d’autres attitudes et déclarations, dénier la laïcité dont elle a profité ?

Naufragés : où est passée la voix de la France ?

, 15:41

Humainement insupportable, politiquement inadmissible, le drame qui se déroule quotidiennement en Méditerranée, principalement entre les côtes libyennes et italiennes, appelle des réponses sérieuses et dignes.

La France en particulier est en mesure, plus que tout autre pays européen, avec l’Italie et la Grèce qui y sont directement confrontées, de comprendre et d’analyser toutes les données de ce problème, et d’entraîner ses partenaires européens et internationaux dans la mise en œuvre de solutions.

  1. La France et l’Europe doivent agir au plus près de la Syrie, en partenariat et soutien des pays riverains pour que les chrétiens et plus généralement les victimes de l’État islamique y trouvent des conditions d’accueil convenables leur permettant d’y vivre en attendant de pouvoir retourner, la paix revenue, dans leur pays.
    Cet effort doit concerner principalement la Jordanie, le Liban et la Turquie.

  2. Les pays riverains de la Libye, Tunisie et Niger, doivent mettre en place avec notre appui une action pour démanteler les réseaux de passeurs qui opèrent pratiquement au grand jour pour recruter et racketter ; ces pays doivent être également accompagnés pour l’aide au retour dans les pays d’origine des migrants clandestins.

  3. Nous devons distinguer les demandeurs d’asile, qui doivent être accompagnés accueillis et aidés, et qui sont une petite minorité, de tous ceux qui, profitant de l’instabilité, de l’organisation insuffisante ou de la faiblesse des structures de certains pays, sont tout simplement des candidats à l’immigration clandestine. Devant le scandale du détournement de droit d’asile, l’inaction du gouvernement constitue une prime insupportable au détournement de procédure, entretien la progression de la demande (35 000 en 2007, plus de 80 000 en 2014 avec 80 % de déboutés…) et asphyxie les dispositifs locaux comme l’hébergement d’urgence. Sur ce point et plus généralement sur la réforme de notre politique migratoire et d’intégration, lire l’analyse complète et le projet détaillé, auxquels j’adhère, sur le blog de François Fillon…

  4. S’agissant de la Libye, de la maîtrise de ses côtes, de l’action contre les passeurs, deux solutions s’offrent à nous : soit le soutien de l’action des autorités libyennes, soit plus probablement, si possible à la demande de ces autorités et à défaut par un mandat de l’ONU, une action concertée des pays européens.

Devant des situations inacceptables, la noblesse de l’action publique est à l’exact opposé du talent dont font preuves nos dirigeants dans l’exercice compassionnel ; la noblesse est dans l’action, dans le service de l’État et de l’intérêt général.

CM du 27/04/2015 - plan local d'urbanisme et logement social

, 14:18

Je dénonce ici les dangers d'un plan d'urbanisme qui fixe à 50% (40% + 10% d'accession sociale à la propriété) la part du logement social dans les nouveaux programmes de construction. Je propose plutôt de travailler sur les moyens de rendre accessibles les logements existants à ceux qui en sont exclus aujourd'hui.

http://www.tubechop.com/watch/5823518

CM du 27/04/2015 - intervention sur la politique économique de la Métro

, 13:44

Dans cette intervention je réagis face à une majorité genobloise et métropolitaine qui considère que la croissance relève d'une idéologie dépassée, et qui refuse les termes d'attractivité et de rayonnement du territoire. C'est également un rappel du caractère invraisemblable de la gestion des personnels par la Métro.

Conseil municipal du 23 février : premier budget d'Eric Piolle

, 17:22

Rendez-vous lundi soir en direct du conseil municipal où sera mis en débat le premier budget de la nouvelle équipe municipale : un budget qui ne réussit pas à freiner des dépenses de fonctionnement excessives, de 30 % supérieurs à la moyenne de la strate, un budget qui poursuit une fuite en avant avec un endettement en hausse et une épargne nette négative. Grenoble est à la limite du dépôt de bilan.

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Alpexpo : le grand écart de la majorité métropolitaine

, 16:13

À lire sur Métropole d'avenir :

logo-metropole-avenir.png

En direct du Conseil Métropolitain de ce vendredi 13 février 2015.

A l'occasion d'une délibération relative au tourisme d'affaires, Richard Cazenave a interpellé le vice-président Fabrice Hugelé sur les conclusions du rapport KPMG concernant Alpexpo.

Ce rapport souligne les difficultés endogènes de vieillissement du site, l'absence d'outils technologiques et surtout la faiblesse de l'identité, d'image de marque d'Alpexpo Grenoble. Dans les facteurs exogènes, il souligne la concurrence grandissante régionale et extra régionale et donc la compétition dans laquelle nous nous trouvons. Il pointe également du doigt le problème d'enclavement de la ville de Grenoble : pas de liaison aérienne, pas de ligne à grande vitesse, des infrastructures insuffisantes intra muros.

Comment entendez-vous concilier les exigences de ce rapport avec les priorités de votre majorité basées sur la théorie selon laquelle la croissance est une idéologie dépassée, la concurrence et la compétition facteurs de stress inutile, et la recherche de l'attractivité du territoire une obsession fétichiste ? La réponse viendra...

Voir aussi la vidéo de mon intervention :

Du mouvement dans la politique locale : création de Grenoble Horizon 2020

, 15:37

La situation nationale - et hélas locale - imposent plus que jamais d’agir dans un esprit de responsabilité et de service de l’intérêt général.

À Grenoble et dans l’Isère, plus encore qu’ailleurs, l’alternance au niveau départemental est nécessaire et possible en 2015. Elle passe par l’union de toutes les forces susceptibles d’y concourir.

C’est pourquoi j’apporterai mon soutien aux candidats désignés par l’UMP pour les élections départementales du printemps.

Je confirme ainsi le choix de l’union qui a été le mien en 2012 pour les législatives, élection qui a d’ailleurs montré que l’étiquette politique n’était pas une condition suffisante pour l’emporter, de même que je l’ai fait lors des municipales de 2014 en acceptant les choix fait par Paris alors même que les sondages me donnaient l’avantage…

Invité par l'UMP à me préserver pour la reconquête en 2017 de la première circonscription avec son soutien, je me prépare dès à présent pour cette échéance ; j’ai mis en place Grenoble Horizon 2020 (GH2020), qui permettra de nourrir un projet mobilisateur et de fédérer largement les énergies pour ce rendez-vous qui sera celui de l’expérience, du sérieux, et du dynamisme retrouvés pour Grenoble.

Retrouvez ci-dessous l'article du DL de ce jour :

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Apologie du terrorisme : ma lettre à Christiane Taubira

, 17:05

Parce que les mots peuvent être des armes, et parce que le laxisme nous a conduits là où nous sommes, j'ai demandé à la Garde des Sceaux de faire appliquer la loi réprimant l'apologie du terrorisme dans toute sa rigueur.

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Résumé du projet de la liste CROIRE EN GRENOBLE

, 10:49

Croire en Grenoble

Une liste unie autour d'un projet

  • Stopper la dérive des finances municipales, qui a hissé Grenoble en 2013, après 19 ans de gestion socialiste, au rang peu glorieux de "médaille d'or des excès fiscaux". Pour cela, et pour retrouver des marges d'action, réduire drastiquement le train de vie des élus, les dépenses de communication et de réception, mutualiser les services au niveau de la métropole et supprimer le département dans son aire, diminuer l'encadrement pléthorique au profit d'agents de terrain, recentrer l'intervention de la ville sur ses missions essentielles, développer des partenariats public-privé.
  • Casser les réseaux mafieux (prostitution, mendicité, vols à la tire, cambriolages), faire de la maîtrise du français, de notre histoire et des valeurs de la République le b.a.ba de l'apprentissage de la citoyenneté.
  • Refaire de Grenoble une ville propre, attirante, au patrimoine sauvé, valorisé et rendu à la vie.
  • Annuler les projets de bétonisation en cours, rénover et réhabiliter thermiquement les milliers de logements du bâti ancien qui sont aujourd'hui innocupés car inadaptés.
  • Encourager nos créateurs et nos artistes à réinvestir la cité, nouer de nouveaux partenariats avec eux, créer un évènement fédérateur et vecteur d'image. Construire un Zénith.
  • Soutenir nos sportifs, tant les clubs phares qui portent haut les couleurs de Grenoble, que la généralisation la plus large de la pratique sportive pour tous. Établir un plan pluriannuel pour les équipements indispensables.
  • Doter Grenoble, métropole Alpine - dont le champ d'action est l'Europe-, de solutions et d'infrastructures de déplacement et de désenclavement conformes à sa vocation et indispensables au déploiement des initiatives et du dynamisme de ses acteurs économiques, de ses chercheurs et universitaires.
  • Développer le lien intergénérationnel, innover dans les solutions de maintien à domicile et de structures d'accueil pour les plus anciens d'entre nous.

Et pour le mettre en œuvre :

  • Une liste qui marie la jeunesse et l'expérience : 7 candidats de moins de 30 ans, 23 de moins de 50 ans, 11 ont déjà exercé un mandat électif, 35 sont candidats pour la 1ère fois.
  • Une liste d'union et d'ouverture : 32 UMP, 8 UDI, 19 de la société civile.
  • Une liste représentative de la diversité de Grenoble : de ses quartiers et de ses 6 secteurs, de la richesse des expériences de ses colistières et colistiers, des parcours et des racines de ses hommes et de ses femmes, soudés dans l'amour de Grenoble et des valeurs de la République.
Projet complet disponible :

Présidentielle : un vote de rejet ou un choix politique ?

, 14:13

À 60 jours de l'élection présidentielle la campagne électorale entre dans une nouvelle phase.

Une nouvelle phase qui se caractérise principalement par un retour en force de la bipolarisation autour des deux « principaux » candidats, le Président sortant Nicolas Sarkozy et « l'impétrant » PS François Hollande.

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Télégrenoble : podcast de l'émission Recap Info du 3 février

, 18:22

J'étais l'invité de Christophe Revil sur TéléGrenoble pour l'émission Recap Info du 3 février dernier. Vous pouvez voir - ou revoir - cette émission en cliquant ici.

Émission Récap'Info sur TéléGrenoble vendredi 3 février 18h30

, 23:55

Je serai l'invité de Récap'Info sur Télé Grenoble le

Vendredi 03 février 2012 à 18h30.

L’émission est diffusée le vendredi à 18h30, le samedi à 12h00, 18h30, 23h30, le dimanche à 7h00, 15h00 et 21h00 et le lundi à 7h00 et 12h00. Elle est ensuite disponible en podcast sur le site internet de la chaîne (http://www.telegrenoble.net).

Emploi, compétitivité : stop ou encore ?

, 23:51

Comme je l'ai indiqué dans mon billet du 18 janvier[1], le gros de la crise financière est désormais derrière nous. La question de la compétitivité, elle, reste à traiter.

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La face cachée de la perte du triple A

, 11:16

Les explications et les commentaires consécutifs à la pertes du triple A français (et de 8 autres pays européens) sont légion, et parfois dépassés avant même que l'encre des articles ait fini de sécher. Les marchés en ont anticipé les conséquences, au point que même le débat sur le renflouement du Fond Européen de Stabilité Financière (FESF) - lui aussi privé de son triple A - est en train de faire « pschittt », l'Allemagne « préférant cette dégradation du FESF plutôt que de le renflouer ».

Certes, il y a matière à discuter sur la stratégie des Européens qui, en divergeant sur les réponses financières à apporter à la crise de la dette, prêtent le flanc à la spéculation. Pour autant, ce n'est pas dans le court terme, largement commenté par les spécialistes de la finance, que ces questions doivent nous interpeller le plus. Le sujet de fond est d'une plus grande gravité car fait de tendances lourdes qui ne peuvent se corriger dans l'instant. La question centrale posée autour de cette agitation financière est en effet bel et bien celle-ci :

Comment deux pays (ou deux ensembles de pays) aux économies divergentes peuvent ils partager la même monnaie ?

Cette question appelle deux réponses possibles :

  • soit nous adoptons des stratégies convergentes et donc nous allons vers une intégration européenne politique et économique renforcée ;
  • soit nous décidons (ou nous subissons) l'éclatement de la zone euro...

Et c'est bien sur cette question, « quelle politique française pour quelles convergences européennes », que devrait porter le débat de l'élection présidentielle française, sauf à faire d'emblée le choix d'une sortie de l'euro (dont il serait intéressant de décliner toutes les conséquences...).

Pour comprendre les tenants et aboutissants de ce débat, arrêtons-nous un instant sur les performances économiques comparés de la France et de l'Allemagne pour les 10 dernières années.

  • Balances commerciales : depuis 2000, accélération de la croissance de l'excédent allemand et de la croissance du déficit français (voir ci-dessous).
  • Balances commerciales
  • Compétitivité : depuis 12 ans augmentation du coût horaire du travail de 40 % en France contre seulement 14,6 % en Allemagne (il y a 12 ans le coût horaire du travail en France était inférieur de 8 % à celui de l'Allemagne...).
  • Taux de marge des entreprises : il était identique il y a 20 ans (à 33 %). Le taux de marge allemand est aujourd'hui à plus de 40 %, celui des entreprises en France est le plus bas d'Europe.
  • Politiques publiques : elles ont favorisé en France le progrès du pouvoir d'achat et non les gains de productivité, conduisant à un affaiblissement de nos positions exportatrices et à la consommation de biens importés. Elles ont amplifiés au total les déficits publics et ceux de la balance des paiements.(voir ci-dessous)
  • Parités de pouvoir d'achat Balances des paiements
  • Exportations françaises : elles représentaient 55 % des exportations allemandes il y a 10 ans, 40 % aujourd’hui.
  • Solde des échanges de marchandises entre la France et l’Allemagne : il s’élève actuellement à 200 milliards d’euros (10 % du PIB). Les pertes de parts de marché concernent quasiment tous les produits et toutes les régions.
  • Valeur ajoutée créée par l’industrie implantée sur notre territoire : elle représentait 50 % de la valeur ajoutée créée sur le territoire allemand en 2000 ; aujourd'hui 40 % seulement.
  • Entreprises industrielles : de 2000 à 2007, par comparaison avec l’Allemagne, la France en a perdu environ 13 %.

Une rupture de stratégie au moment même où naissait l'Euro

La rupture dans les stratégies réciproque de la France et de l'Allemagne date précisément d'il y a 10 ans, lorsque les autorités allemandes ont pris conscience des contraintes et des dangers de la réunification. Il en a résulté une stratégie de compétitivité mise en oeuvre de façon méthodique et dans tous les secteurs de la vie collective : réforme du marché du travail, modération salariale, investissements d'avenir et de recherche, réduction des déficits publics.

À peu près au même moment, c'est-à-dire au moment même où l'Allemagne et la France faisaient ensemble l'Euro et où la Chine entrait dans l'OMC, la France choisissait une stratégie divergente en imposant brutalement par la loi une réduction forte et uniforme de la durée du travail, engendrant une hausse du coût horaire et des coûts unitaires de production, et réduisant à néant les marges de négociation sur le triptyque emploi-salaire-durée du travail.

Les leçons à tirer sont évidentes.

Il faut non seulement éviter d'agraver la situation, mais il est indispensable de surcroît de consacrer toute notre énergie et les maigres marges de manoeuvre dont nous disposons aujourd'hui, en plein coeur de la tourmente, à poser et à décliner dans la durée une stratégie de reconquête de notre compétitivité.

Outre les orientations dites macro-économiques, qui peuvent s'inspirer de ce que l'Allemagne a fait, la France doit faire face à un autre handicap structurel qui lui est propre : son économie est largement dominée par de grandes entreprises que leur dimension internationale a rendu « apatrides », et dont la contribution réelle à la croissance et à l'emploi dans notre pays va s'amenuisant, attirées qu'elles sont par les croissances à deux chiffres des pays émergents...

Les entreprises familiales, plus ancrées dans le territoire, y sont en trop petit nombre et de trop faible importance. Pourtant il est connu que les entreprises familiales préfèrent produire localement et exporter plutôt que s'implanter ailleurs. Elles y défendent davantage l'emploi.

En France, l'ISF, les problèmes de transmissions patrimoniales, la rigidité excessive de la réglementation du travail et un dialogue social encore insuffisant génèrent la réticence des entrepreneurs à faire grossir leurs entreprises.

En Allemagne cet ancrage dans le territoire d'entreprises familiales génère deux autres conséquences, d'ordre culturel mais aux résultats économiques bien concrets :

  • une très grande solidarité entre les entreprises de chaque Land, avec une relation client/fournisseurs différente et une plus grande fidélité, la réunion des forces - là où la France se caractérise par l' éparpillement et par des « patrons managers » qui ont financiarisé l'industrie ;
  • une alliance solide dans les Länder entre ces entreprises et les banques.

Bien que ce diagnostic ait été fait depuis longtemps, et bien que des efforts aient été réalisés autour des pôles de compétitivité par exemple, nous sommes encore bien loin du compte. C'est pourquoi, outre les orientations macro-économiques favorables à la compétitivité, nous avons besoin d'une véritable stratégie visant à faire naître, à développer et à conforter un tissu économique local et national autour d'un plus grand nombre d'entreprises familiales.

Tout ceci ne devrait-il pas et ne pourrait-il pas faire l'objet d'une mobilisation nationale ?


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