Richard Cazenave

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2017 : pour moi, c'est Juppé !

, 14:39

J’ai rencontré Alain Juppé à Paris au PC de la campagne qu’il prépare en vue des primaires de la droite et du centre de septembre 2016.

Je lui ai confirmé ma décision de soutenir sa candidature en Isère en suscitant la création de comités territoriaux et thématiques dans notre département. Alain Juppé m'a d'ailleurs demandé d'organiser pour l'automne sa venue à Grenoble pour vous rencontrer et échanger avec vous.
J’ai également accepté de travailler avec son staff parisien pour la logistique des primaires et pour le projet d’alternance.
Rappelons que les Primaires de l'avenir, programmées pour septembre 2016, seront ouvertes à tous les Français favorables à l'alternance républicaine sans qu'ils aient besoin d'être adhérents à un parti politique pour y participer.

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Nous partageons la même analyse sur les causes structurelles qui ont conduit notre pays dans la situation critique qui est la sienne aujourd’hui.
Une situation alarmante tant sur le plan moral et sociétal qu’économique et social.
Une situation qui appelle sans délai des réponses claires et profondes, parfois radicales mais toujours réalistes pour être réalisables…
Car l’histoire récente a dramatiquement illustré, une fois de plus, le fait que les promesses les plus « racoleuses » se révèlent également les plus illusoires, provoquant les pires déconvenues, nourrissant un fatalisme dévastateur, entretenant un statu quo mortifère. Nous refusons le déclinisme ambiant car nous savons que ce dont souffre avant tout notre pays c’est d’un État qui réalise le double exploit, par son interventionnisme maladif et généralisé, de contrarier et souvent décourager les initiatives de nos compatriotes, tout en étant incapable de remplir correctement ses missions régaliennes de justice et de sécurité et de transmettre un savoir et des valeurs garants de l’égalité des chances et du pacte social.

Voilà pourquoi 2017 doit être le rendez-vous de la nation avec un mandat présidentiel de « mission » et la mise en œuvre programmée, concrète, effective, d’un projet clairement validé par le peuple.

Alain Juppé, que je connais bien pour avoir travaillé avec lui de nombreuses années dans mes responsabilités politiques nationales et internationales, est aujourd’hui celui qui me paraît le plus en phase avec ces impératifs. Par son expérience, sa maîtrise des rouages les plus complexes, par son goût d’un travail portant sur le fond et non sur l’« écume », par sa personnalité qui allie détermination et mesure, par sa fibre gaulliste qui fait de lui un républicain exigeant et par son aptitude à fédérer et libérer les forces vives de la nation, il est, je le crois sincèrement, celui dont la France a besoin à ce moment clé de notre histoire.

Je vous invite, dans toutes nos communes, à créer des comités locaux « AJ POUR LA FRANCE », ainsi que des comités regroupant des acteurs professionnels autour des thématiques qui les concernent directement.
Et pour cela, soit de vous mettre en relation avec moi, soit, notre objectif n’étant pas de mettre en place une organisation pyramidale mais de susciter le foisonnement des initiatives, de vous manifester directement auprès de l'équipe nationale sur la plateforme AJ pour la France.

Réforme du collège : le triomphe de l’inculture !

, 15:39

J’ai entendu sur RTL la ministre de l’éducation Madame Najat Vallaud-Belkacem affirmer avec un brin de suffisance que ceux qui s’alarment de la réforme des programmes du collège sont des « éditorialistes, polémistes, pseudos intellectuels » qui n’auraient rien compris.

Les professeurs de latin seraient donc toujours là à la rentrée prochaine, l’histoire de la chrétienté serait toujours au programme, il s’agit juste de « moderniser » les matières enseignées au collège et la manière de les enseigner…

La vérité est pourtant là :

  • Les matières de base, déjà si peu maîtrisées (français, langues, maths) seront concurrencées par les nouveaux enseignements « interdisciplinaires » du type « l’information, la communication et la citoyenneté » ou encore « le développement durable »
  • Le latin sera dès 2016 compris dans un de ces « enseignements pratiques interdisciplinaires », donc à l’initiative des élèves…
  • Les classes européennes bilingues, qui marchaient très bien, seront supprimées.
  • L’enseignement de l’histoire sera bel et bien remanié et, en effet, l’Occident médiéval, la chrétienté, l’humanisme, les lumières, deviennent des enseignements optionnels tandis que « l’islam ; débuts, expansion, sociétés et cultures (VII-XIIIe siècle) », thème numéro un, devient un enseignement obligatoire !...

Ce qui a fait dire à Régis Debray, pourtant très engagé à gauche « cette fausse réforme applique au domaine scolaire la vision du monde dans notre classe dirigeante, dépourvue de conscience historique ». Jean-Paul Brighelli y voit de son côté une « machine à décérébrer, un effondrement de l’idéal républicain » J’ajoute que le libellé des programmes laisse percer cette tentation permanente de cette partie de la gauche, celle qui n’a jamais aimé chanter la marseillaise, de ternir l’image de la France, de revisiter notre histoire en la jugeant avec sa pseudo morale de bazar.

Comme les 7 et 11 janvier paraissent loin ! Alors que l’urgence nous crie de revenir aux « fondamentaux », on nous propose, quatre mois plus tard, de détricoter un peu plus le pacte national et républicain…

Et de quel droit la ministre de l’éducation peut-elle ainsi, avec autant de légèreté, dénier aux collégiens l’école dont elle a bénéficié, et par d’autres attitudes et déclarations, dénier la laïcité dont elle a profité ?

Naufragés : où est passée la voix de la France ?

, 15:41

Humainement insupportable, politiquement inadmissible, le drame qui se déroule quotidiennement en Méditerranée, principalement entre les côtes libyennes et italiennes, appelle des réponses sérieuses et dignes.

La France en particulier est en mesure, plus que tout autre pays européen, avec l’Italie et la Grèce qui y sont directement confrontées, de comprendre et d’analyser toutes les données de ce problème, et d’entraîner ses partenaires européens et internationaux dans la mise en œuvre de solutions.

  1. La France et l’Europe doivent agir au plus près de la Syrie, en partenariat et soutien des pays riverains pour que les chrétiens et plus généralement les victimes de l’État islamique y trouvent des conditions d’accueil convenables leur permettant d’y vivre en attendant de pouvoir retourner, la paix revenue, dans leur pays.
    Cet effort doit concerner principalement la Jordanie, le Liban et la Turquie.

  2. Les pays riverains de la Libye, Tunisie et Niger, doivent mettre en place avec notre appui une action pour démanteler les réseaux de passeurs qui opèrent pratiquement au grand jour pour recruter et racketter ; ces pays doivent être également accompagnés pour l’aide au retour dans les pays d’origine des migrants clandestins.

  3. Nous devons distinguer les demandeurs d’asile, qui doivent être accompagnés accueillis et aidés, et qui sont une petite minorité, de tous ceux qui, profitant de l’instabilité, de l’organisation insuffisante ou de la faiblesse des structures de certains pays, sont tout simplement des candidats à l’immigration clandestine. Devant le scandale du détournement de droit d’asile, l’inaction du gouvernement constitue une prime insupportable au détournement de procédure, entretien la progression de la demande (35 000 en 2007, plus de 80 000 en 2014 avec 80 % de déboutés…) et asphyxie les dispositifs locaux comme l’hébergement d’urgence. Sur ce point et plus généralement sur la réforme de notre politique migratoire et d’intégration, lire l’analyse complète et le projet détaillé, auxquels j’adhère, sur le blog de François Fillon…

  4. S’agissant de la Libye, de la maîtrise de ses côtes, de l’action contre les passeurs, deux solutions s’offrent à nous : soit le soutien de l’action des autorités libyennes, soit plus probablement, si possible à la demande de ces autorités et à défaut par un mandat de l’ONU, une action concertée des pays européens.

Devant des situations inacceptables, la noblesse de l’action publique est à l’exact opposé du talent dont font preuves nos dirigeants dans l’exercice compassionnel ; la noblesse est dans l’action, dans le service de l’État et de l’intérêt général.

CM du 27/04/2015 - plan local d'urbanisme et logement social

, 14:18

Je dénonce ici les dangers d'un plan d'urbanisme qui fixe à 50% (40% + 10% d'accession sociale à la propriété) la part du logement social dans les nouveaux programmes de construction. Je propose plutôt de travailler sur les moyens de rendre accessibles les logements existants à ceux qui en sont exclus aujourd'hui.

http://www.tubechop.com/watch/5823518

CM du 27/04/2015 - intervention sur la politique économique de la Métro

, 13:44

Dans cette intervention je réagis face à une majorité genobloise et métropolitaine qui considère que la croissance relève d'une idéologie dépassée, et qui refuse les termes d'attractivité et de rayonnement du territoire. C'est également un rappel du caractère invraisemblable de la gestion des personnels par la Métro.

Conseil municipal du 23 février : premier budget d'Eric Piolle

, 17:22

Rendez-vous lundi soir en direct du conseil municipal où sera mis en débat le premier budget de la nouvelle équipe municipale : un budget qui ne réussit pas à freiner des dépenses de fonctionnement excessives, de 30 % supérieurs à la moyenne de la strate, un budget qui poursuit une fuite en avant avec un endettement en hausse et une épargne nette négative. Grenoble est à la limite du dépôt de bilan.

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Alpexpo : le grand écart de la majorité métropolitaine

, 16:13

À lire sur Métropole d'avenir :

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En direct du Conseil Métropolitain de ce vendredi 13 février 2015.

A l'occasion d'une délibération relative au tourisme d'affaires, Richard Cazenave a interpellé le vice-président Fabrice Hugelé sur les conclusions du rapport KPMG concernant Alpexpo.

Ce rapport souligne les difficultés endogènes de vieillissement du site, l'absence d'outils technologiques et surtout la faiblesse de l'identité, d'image de marque d'Alpexpo Grenoble. Dans les facteurs exogènes, il souligne la concurrence grandissante régionale et extra régionale et donc la compétition dans laquelle nous nous trouvons. Il pointe également du doigt le problème d'enclavement de la ville de Grenoble : pas de liaison aérienne, pas de ligne à grande vitesse, des infrastructures insuffisantes intra muros.

Comment entendez-vous concilier les exigences de ce rapport avec les priorités de votre majorité basées sur la théorie selon laquelle la croissance est une idéologie dépassée, la concurrence et la compétition facteurs de stress inutile, et la recherche de l'attractivité du territoire une obsession fétichiste ? La réponse viendra...

Voir aussi la vidéo de mon intervention :

Du mouvement dans la politique locale : création de Grenoble Horizon 2020

, 15:37

La situation nationale - et hélas locale - imposent plus que jamais d’agir dans un esprit de responsabilité et de service de l’intérêt général.

À Grenoble et dans l’Isère, plus encore qu’ailleurs, l’alternance au niveau départemental est nécessaire et possible en 2015. Elle passe par l’union de toutes les forces susceptibles d’y concourir.

C’est pourquoi j’apporterai mon soutien aux candidats désignés par l’UMP pour les élections départementales du printemps.

Je confirme ainsi le choix de l’union qui a été le mien en 2012 pour les législatives, élection qui a d’ailleurs montré que l’étiquette politique n’était pas une condition suffisante pour l’emporter, de même que je l’ai fait lors des municipales de 2014 en acceptant les choix fait par Paris alors même que les sondages me donnaient l’avantage…

Invité par l'UMP à me préserver pour la reconquête en 2017 de la première circonscription avec son soutien, je me prépare dès à présent pour cette échéance ; j’ai mis en place Grenoble Horizon 2020 (GH2020), qui permettra de nourrir un projet mobilisateur et de fédérer largement les énergies pour ce rendez-vous qui sera celui de l’expérience, du sérieux, et du dynamisme retrouvés pour Grenoble.

Retrouvez ci-dessous l'article du DL de ce jour :

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Apologie du terrorisme : ma lettre à Christiane Taubira

, 17:05

Parce que les mots peuvent être des armes, et parce que le laxisme nous a conduits là où nous sommes, j'ai demandé à la Garde des Sceaux de faire appliquer la loi réprimant l'apologie du terrorisme dans toute sa rigueur.

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Résumé du projet de la liste CROIRE EN GRENOBLE

, 10:49

Croire en Grenoble

Une liste unie autour d'un projet

  • Stopper la dérive des finances municipales, qui a hissé Grenoble en 2013, après 19 ans de gestion socialiste, au rang peu glorieux de "médaille d'or des excès fiscaux". Pour cela, et pour retrouver des marges d'action, réduire drastiquement le train de vie des élus, les dépenses de communication et de réception, mutualiser les services au niveau de la métropole et supprimer le département dans son aire, diminuer l'encadrement pléthorique au profit d'agents de terrain, recentrer l'intervention de la ville sur ses missions essentielles, développer des partenariats public-privé.
  • Casser les réseaux mafieux (prostitution, mendicité, vols à la tire, cambriolages), faire de la maîtrise du français, de notre histoire et des valeurs de la République le b.a.ba de l'apprentissage de la citoyenneté.
  • Refaire de Grenoble une ville propre, attirante, au patrimoine sauvé, valorisé et rendu à la vie.
  • Annuler les projets de bétonisation en cours, rénover et réhabiliter thermiquement les milliers de logements du bâti ancien qui sont aujourd'hui innocupés car inadaptés.
  • Encourager nos créateurs et nos artistes à réinvestir la cité, nouer de nouveaux partenariats avec eux, créer un évènement fédérateur et vecteur d'image. Construire un Zénith.
  • Soutenir nos sportifs, tant les clubs phares qui portent haut les couleurs de Grenoble, que la généralisation la plus large de la pratique sportive pour tous. Établir un plan pluriannuel pour les équipements indispensables.
  • Doter Grenoble, métropole Alpine - dont le champ d'action est l'Europe-, de solutions et d'infrastructures de déplacement et de désenclavement conformes à sa vocation et indispensables au déploiement des initiatives et du dynamisme de ses acteurs économiques, de ses chercheurs et universitaires.
  • Développer le lien intergénérationnel, innover dans les solutions de maintien à domicile et de structures d'accueil pour les plus anciens d'entre nous.

Et pour le mettre en œuvre :

  • Une liste qui marie la jeunesse et l'expérience : 7 candidats de moins de 30 ans, 23 de moins de 50 ans, 11 ont déjà exercé un mandat électif, 35 sont candidats pour la 1ère fois.
  • Une liste d'union et d'ouverture : 32 UMP, 8 UDI, 19 de la société civile.
  • Une liste représentative de la diversité de Grenoble : de ses quartiers et de ses 6 secteurs, de la richesse des expériences de ses colistières et colistiers, des parcours et des racines de ses hommes et de ses femmes, soudés dans l'amour de Grenoble et des valeurs de la République.
Projet complet disponible :

Présidentielle : un vote de rejet ou un choix politique ?

, 14:13

À 60 jours de l'élection présidentielle la campagne électorale entre dans une nouvelle phase.

Une nouvelle phase qui se caractérise principalement par un retour en force de la bipolarisation autour des deux « principaux » candidats, le Président sortant Nicolas Sarkozy et « l'impétrant » PS François Hollande.

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Télégrenoble : podcast de l'émission Recap Info du 3 février

, 18:22

J'étais l'invité de Christophe Revil sur TéléGrenoble pour l'émission Recap Info du 3 février dernier. Vous pouvez voir - ou revoir - cette émission en cliquant ici.

Émission Récap'Info sur TéléGrenoble vendredi 3 février 18h30

, 23:55

Je serai l'invité de Récap'Info sur Télé Grenoble le

Vendredi 03 février 2012 à 18h30.

L’émission est diffusée le vendredi à 18h30, le samedi à 12h00, 18h30, 23h30, le dimanche à 7h00, 15h00 et 21h00 et le lundi à 7h00 et 12h00. Elle est ensuite disponible en podcast sur le site internet de la chaîne (http://www.telegrenoble.net).

Emploi, compétitivité : stop ou encore ?

, 23:51

Comme je l'ai indiqué dans mon billet du 18 janvier[1], le gros de la crise financière est désormais derrière nous. La question de la compétitivité, elle, reste à traiter.

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La face cachée de la perte du triple A

, 11:16

Les explications et les commentaires consécutifs à la pertes du triple A français (et de 8 autres pays européens) sont légion, et parfois dépassés avant même que l'encre des articles ait fini de sécher. Les marchés en ont anticipé les conséquences, au point que même le débat sur le renflouement du Fond Européen de Stabilité Financière (FESF) - lui aussi privé de son triple A - est en train de faire « pschittt », l'Allemagne « préférant cette dégradation du FESF plutôt que de le renflouer ».

Certes, il y a matière à discuter sur la stratégie des Européens qui, en divergeant sur les réponses financières à apporter à la crise de la dette, prêtent le flanc à la spéculation. Pour autant, ce n'est pas dans le court terme, largement commenté par les spécialistes de la finance, que ces questions doivent nous interpeller le plus. Le sujet de fond est d'une plus grande gravité car fait de tendances lourdes qui ne peuvent se corriger dans l'instant. La question centrale posée autour de cette agitation financière est en effet bel et bien celle-ci :

Comment deux pays (ou deux ensembles de pays) aux économies divergentes peuvent ils partager la même monnaie ?

Cette question appelle deux réponses possibles :

  • soit nous adoptons des stratégies convergentes et donc nous allons vers une intégration européenne politique et économique renforcée ;
  • soit nous décidons (ou nous subissons) l'éclatement de la zone euro...

Et c'est bien sur cette question, « quelle politique française pour quelles convergences européennes », que devrait porter le débat de l'élection présidentielle française, sauf à faire d'emblée le choix d'une sortie de l'euro (dont il serait intéressant de décliner toutes les conséquences...).

Pour comprendre les tenants et aboutissants de ce débat, arrêtons-nous un instant sur les performances économiques comparés de la France et de l'Allemagne pour les 10 dernières années.

  • Balances commerciales : depuis 2000, accélération de la croissance de l'excédent allemand et de la croissance du déficit français (voir ci-dessous).
  • Balances commerciales
  • Compétitivité : depuis 12 ans augmentation du coût horaire du travail de 40 % en France contre seulement 14,6 % en Allemagne (il y a 12 ans le coût horaire du travail en France était inférieur de 8 % à celui de l'Allemagne...).
  • Taux de marge des entreprises : il était identique il y a 20 ans (à 33 %). Le taux de marge allemand est aujourd'hui à plus de 40 %, celui des entreprises en France est le plus bas d'Europe.
  • Politiques publiques : elles ont favorisé en France le progrès du pouvoir d'achat et non les gains de productivité, conduisant à un affaiblissement de nos positions exportatrices et à la consommation de biens importés. Elles ont amplifiés au total les déficits publics et ceux de la balance des paiements.(voir ci-dessous)
  • Parités de pouvoir d'achat Balances des paiements
  • Exportations françaises : elles représentaient 55 % des exportations allemandes il y a 10 ans, 40 % aujourd’hui.
  • Solde des échanges de marchandises entre la France et l’Allemagne : il s’élève actuellement à 200 milliards d’euros (10 % du PIB). Les pertes de parts de marché concernent quasiment tous les produits et toutes les régions.
  • Valeur ajoutée créée par l’industrie implantée sur notre territoire : elle représentait 50 % de la valeur ajoutée créée sur le territoire allemand en 2000 ; aujourd'hui 40 % seulement.
  • Entreprises industrielles : de 2000 à 2007, par comparaison avec l’Allemagne, la France en a perdu environ 13 %.

Une rupture de stratégie au moment même où naissait l'Euro

La rupture dans les stratégies réciproque de la France et de l'Allemagne date précisément d'il y a 10 ans, lorsque les autorités allemandes ont pris conscience des contraintes et des dangers de la réunification. Il en a résulté une stratégie de compétitivité mise en oeuvre de façon méthodique et dans tous les secteurs de la vie collective : réforme du marché du travail, modération salariale, investissements d'avenir et de recherche, réduction des déficits publics.

À peu près au même moment, c'est-à-dire au moment même où l'Allemagne et la France faisaient ensemble l'Euro et où la Chine entrait dans l'OMC, la France choisissait une stratégie divergente en imposant brutalement par la loi une réduction forte et uniforme de la durée du travail, engendrant une hausse du coût horaire et des coûts unitaires de production, et réduisant à néant les marges de négociation sur le triptyque emploi-salaire-durée du travail.

Les leçons à tirer sont évidentes.

Il faut non seulement éviter d'agraver la situation, mais il est indispensable de surcroît de consacrer toute notre énergie et les maigres marges de manoeuvre dont nous disposons aujourd'hui, en plein coeur de la tourmente, à poser et à décliner dans la durée une stratégie de reconquête de notre compétitivité.

Outre les orientations dites macro-économiques, qui peuvent s'inspirer de ce que l'Allemagne a fait, la France doit faire face à un autre handicap structurel qui lui est propre : son économie est largement dominée par de grandes entreprises que leur dimension internationale a rendu « apatrides », et dont la contribution réelle à la croissance et à l'emploi dans notre pays va s'amenuisant, attirées qu'elles sont par les croissances à deux chiffres des pays émergents...

Les entreprises familiales, plus ancrées dans le territoire, y sont en trop petit nombre et de trop faible importance. Pourtant il est connu que les entreprises familiales préfèrent produire localement et exporter plutôt que s'implanter ailleurs. Elles y défendent davantage l'emploi.

En France, l'ISF, les problèmes de transmissions patrimoniales, la rigidité excessive de la réglementation du travail et un dialogue social encore insuffisant génèrent la réticence des entrepreneurs à faire grossir leurs entreprises.

En Allemagne cet ancrage dans le territoire d'entreprises familiales génère deux autres conséquences, d'ordre culturel mais aux résultats économiques bien concrets :

  • une très grande solidarité entre les entreprises de chaque Land, avec une relation client/fournisseurs différente et une plus grande fidélité, la réunion des forces - là où la France se caractérise par l' éparpillement et par des « patrons managers » qui ont financiarisé l'industrie ;
  • une alliance solide dans les Länder entre ces entreprises et les banques.

Bien que ce diagnostic ait été fait depuis longtemps, et bien que des efforts aient été réalisés autour des pôles de compétitivité par exemple, nous sommes encore bien loin du compte. C'est pourquoi, outre les orientations macro-économiques favorables à la compétitivité, nous avons besoin d'une véritable stratégie visant à faire naître, à développer et à conforter un tissu économique local et national autour d'un plus grand nombre d'entreprises familiales.

Tout ceci ne devrait-il pas et ne pourrait-il pas faire l'objet d'une mobilisation nationale ?


Pour la France et pour Grenoble, des solutions inspirées de vos réussites

, 20:26

Dans un billet du 14 juin 2011, Se rassembler pour agir, je disais déjà comment, « voyant les choses d'un autre point de vue, je [perçois] davantage les priorités et l'urgence de l'action. Et je ne me résous pas de voir ma ville passer à côté de son avenir, de même que je ne me résous pas de voir mon pays et l'Europe incapables de défendre ensemble un modèle de développement économique porteur d'espoir. »

J'appelais alors les forces politiques à se tourner vers des objectifs d'avenir et à s'extraire des querelles de personnes.

J'ai contribué sincèrement en 2010 et en 2011 à cette ambition, y compris à Grenoble. Le résultat est hélas affligeant.

Le débat national ne décolle pas des batailles de préaux où il semble se complaire et peine à faire surgir des propositions crédibles face à des menaces et des angoisses qui méritent d'autres attitudes.

Urgent hier, le besoin d'innover et de rassembler dans l'action publique est devenu aujourd'hui une exigence vitale.

C'est pourquoi j'ai décidé de reprendre l'initiative. Non pour créer une nouvelle chapelle, mais au contraire pour donner la possibilité à tous ceux qui veulent valoriser leur expérience au service d'une action publique efficace et non partisane de le faire et de contribuer ainsi très concrètement aux solutions nous permettant de rebondir.

C'est le but essentiel du club Agora : faire émerger dans la sphère publique des solutions puisées à la source d'expériences réussies ailleurs en France ou en Europe. Des expériences acquises par les membres du club dans leur parcours dans la société civile et dont ils veulent réussir la « transfusion » dans l'action publique.

Des solutions pour l'emploi d'abord. Offrant à nos salariés et nos entreprises un avenir économique, proposant des moyens de rebondir et de retrouver confiance.

Des solutions pour nos villes également. Elles souffrent de tous les symptômes de notre société et semblent en panne de remèdes, de plus en plus impuissantes face à des questions de plus en plus lancinantes.

Grenoble 2014, que j'ai créé avec un statut de parti politique, viendra prolonger localement les réflexions et les propositions issues de ces échanges. Là encore, peu importe l'histoire politique ou la filiation idéologique de chacun, le but étant précisément de sortir frontières idéologiques et de dépasser les clans pour servir l'intérêt général par l'efficacité et la crédibilité retrouvées de l'action publique.

On est loin d'avoir tout tenté ! La place pour des solutions innovantes est considérable. D'autres pays, d'autres villes ont su partiellement le faire alors même qu'ils disposaient souvent au départ de moins d'atouts que nous.

Voilà ce que je vous propose que nous fassions ensemble ; car si vous êtes comme moi, vous ne pouvez rester stoïques et cois, vous aurez envie d'agir et vous aurez raison !

Plus d'informations

Afghanistan : 3 ans pour une prise de conscience qui aura coûté bien cher pour un résultat contreproductif.

, 23:07

Le Président Obama vient d'annoncer un changement de cap radical en Afghanistan, aussitôt suivi par une prise de position identique du Président français.

Le prétexte officiel est que, Oussama Ben Laden ayant été liquidé, la question du terrorisme ne se pose plus du tout comme avant !

Au-delà de la pirouette médiatique dont seront dupes ceux qui le voudront bien, c'est en fait l'échec total de la stratégie suivie jusqu'ici qui conduit aujourd'hui bien tardivement le Président Obama à ce revirement spectaculaire...

Aussi je ne peux résister, avec malheureusement beaucoup d'amertume, à rappeler le billet que j'avais publié il y a trois ans, lorsque la mode était d'envoyer plus de soldats dans les djebels d'Afghanistan - une stratégie qui, comme prévu, non seulement nous aura coûté cher en vies humaines, mais n'aura abouti au total qu'à renforcer culturellement, socialement et politiquement la position des Taliban dans la population afghane.

Lutter efficacement contre le terrorisme et œuvrer au renforcement en Afghanistan d'un pouvoir pro-occidental passait par une toute autre stratégie que celle consistant à devenir en quelque sorte, aux yeux des Afghans, une force d'occupation tentant d'imposer des valeurs aux antipodes de celles de la société afghane...

Se rassembler pour agir

, 00:24

C'est avec tout le recul de ces quatre dernières années, consacrées à la vie économique, que je porte aujourd'hui mon regard sur la situation de notre ville et de notre pays. Un recul qui a pour effet de donner encore plus de relief aux aspérités de notre société et de mesurer dans toute son ampleur la perte de confiance dans l'action publique.

Une action publique dont, paradoxalement, le besoin n'a jamais été aussi fort qu'en ce temps où notre destin semble nous échapper et où les décisions qui affectent nos vies semblent surgir de nulle part...

Besoin d'action pour Grenoble, qui semble de plus en plus isolée sur la scène nationale et européenne. Marginalisée à droite, elle l'est également à gauche vis-à-vis du département et de la région. Une marginalisation ponctuée par une série impressionnante d'échecs et que la mise à l'écart de DSK, sur lequel Michel DESTOT avait fondé beaucoup d'espoirs, vient encore d'aggraver.

Besoin d'action pour notre pays, qui semble de plus en plus le jouet d'un ordre mondial décidé dans les salles de marché, où le profit financier de quelques-uns met en péril l'économie réelle de toute la planète et la solidité budgétaire des États.

À l'écart de la politique politicienne, la distance prise est cependant loin de se transformer en indifférence et ne me conduit pas à rompre définitivement avec l'engagement public.

Naguère c'est déjà avec beaucoup d'hésitation et après un parcours professionnel long que je me suis présenté pour la première fois devant les électeurs de Grenoble. Et je n'ai jamais été totalement digéré par le système politique vis-à-vis duquel j'ai toujours gardé ma liberté de parole et mon indépendance d'action.

Gaulliste avant tout, j'ai toujours su préserver au fond de moi ma capacité de refus, le désir et la force de dire NON.

J'en ai payé le prix à plusieurs reprises, y compris en 2007...

Aujourd'hui, c'est comme si, voyant les choses d'un autre point de vue, je percevais davantage les priorités et l'urgence de l'action. Et je ne me résous pas de voir ma ville passer à côté de son avenir, de même que je ne me résous pas de voir mon pays et l'Europe incapables de défendre ensemble un modèle de développement économique porteur d'espoir.

Dès lors, le combat politique s'impose plus que jamais !

L'engager au plan local suppose que la volonté des forces politiques soient tournée vers le même objectif d'avenir et non centrée sur de stériles querelles de personnes. C'est pourquoi, bien qu'étant personnellement libre depuis quatre ans de tout engagement partisan, j'ai pris il y a six mois des décisions de nature à recréer les conditions de l'union à l'UMP38.

Une UMP38 qui, avec Jean-Claude PEYRIN, promet de son côté de faire le choix de l'intelligence collective pour la désignation du candidat qui recevra son soutien, qu'il fasse ou non parti de ses rangs. Car il s'agit de rassembler toutes les forces vives : droite, centre, radicaux, écologistes responsables, mais aussi au delà tant et tant de nos concitoyens désireux d'être utiles mais désespérés par l'actuel paysage politique.

Alors pourra s'engager, sur des bases rénovées, et dans une démarche guidée par le seul impératif de l'intérêt général, la construction d'un nouveau projet pour Grenoble. Et l'espoir de contribuer, au plan national, à l'émergence d'un projet politique et économique capable de fédérer une nouvelle ambition européenne replaçant l'homme et l'économie entrepreneuriale au cœur du système.

Droit de cesser le travail ou droit de le paralyser ?

, 00:21

La réforme des retraites, que l'on devrait plutôt d'ailleurs appeler 3ème étape (après Balladur 1993 et Fillon 2005), avant la 4ème étape qui sera certainement nécessaire au cours du prochain quinquennat 2012-2017, aurait mérité qu'un vrai débat puisse avoir lieu sur la manière d'allonger la durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein.

Après tout il aurait été intéressant de connaître les effets respectifs produits sur l'équilibre des caisses de retraite, d'un côté du recul de deux ans de l'âge légal et de l'âge limite (avec en atténuation les aménagements nécessaires pour les carrières longues et pour les femmes), et de l'autre d'un simple allongement de deux voire trois ans de la durée de cotisation requise.

Car au fond pour tous les gens sérieux, ce qui devrait théoriquement être le cas de tous ceux qui aspirent à exercer des responsabilités nationales, c'est là que se situent les choix à opérer ; la certitude étant que, la durée de cotisation représentant plus de 80% du volume de cotisations d'un système de retraite par répartition, il faudra de toute façon cotiser plus longtemps. Tout le reste n'est que mensonges, fadaises ou illusions.

Ce débat chiffré et argumenté n'aura pas eu lieu, les slogans à l'emporte-pièce et les caricatures ayant pris rapidement le devant de la scène, jusqu'aux lycéens qui auront pourtant presque 40 ans devant eux pour faire les adaptations qui leur paraîtraient les plus judicieuses le moment venu !

Grèves, manifestations, on finit malgré tout par se faire une raison, même si on se dit que ceux qui manifestent avait bien des occasions, la gauche en particulier, de réformer eux-mêmes. Ils n'en ont rien fait... Et, ce qu'une majorité fait aujourd'hui, une autre majorité élue démocratiquement peut tout aussi bien le défaire demain !

Alors pourquoi tant d'acharnement ? Et pourquoi tant d'impatience ? Après deux siècles de démocratie la France n'aurait-elle pas encore appris à respecter les échéances démocratiques ?



Mais là où la ligne jaune est vraiment franchie c'est lorsque, au-delà du droit de grève qui est parfaitement respectable, une poignée d'activistes s'arroge le droit de bloquer la vie économique et sociale et les approvisionnements d'un pays. Et là où l'insupportable est atteint c'est lorsque, ayant poussé dans la rue des jeunes qui n'ont rien a y faire sur ce sujet, on feint de s'étonner des débordements auxquels ces manifs donnent lieu sous l'emprise des casseurs.

Le moment est donc venu, au nom de la démocratie, de dire STOP !

Le droit de manifester n'est pas le droit de casser.
Le droit de cesser le travail n'est le droit de paralyser le travail des autres.
Les piquets de grève sont illégaux car le pendant du droit de grève pour les uns c'est la liberté du travail pour les autres.

Ces notions simples devraient être facilement entendues par ceux qui se posent en défenseurs des droits des salariés.

À moins que leurs objectifs réels ne soient ailleurs...?

Élections internes de l'UMP38 du 23 octobre : Poursuivre les divisions ou tenter de se rassembler ?

, 20:12

logo UMPEn voie de réintégration (le 9 juillet dernier, le Comité Départemental s'est prononcé en faveur de ma réintégration à plus de 88%), je ne le suis toujours pas formellement à ce jour ; je ne suis donc a fortiori pas en mesure de participer au renouvellement des instances soumis au vote des adhérents le samedi 23 octobre prochain.

Néanmoins nombreux sont les adhérents de l'UMP38 - en particulier ceux de la première circonscription Grenoble / Meylan / Saint Ismier - qui sollicitent mon avis et me demandent de me positionner à l'occasion de cet échéance interne.

Ayant été le premier à souffrir des querelles, des divisions et des ambitions, qui nous ont fait perdre la première circonscription dans laquelle j'ai été sans discontinuer pendant 19 ans député, je suis sans doute également le mieux placé pour dire aujourd'hui « HALTE AU FEU ».

Ne reproduisons pas dans une nouvelle génération de postulants politiques les schémas destructeurs du passé.

J'ai donc fait savoir à tous ceux qui souhaitaient se présenter aux suffrages des adhérents le 23 octobre que je n'accepterai pas, que je sois réintégré ou non, une direction politique de l'UMP dans l'Isère ou dans la première circonscription, dont l'objectif essentiel serait de verrouiller le parti afin de s'assurer de sa propre investiture - ou de celle de ses proches - pour les prochaines échéances législatives, cantonales et municipales, et ce au mépris de l'intérêt de notre mouvement, et plus encore de l'intérêt général.

Or cet appel a reçu un écho.

Jean-Claude Peyrin, conseiller général de Meylan, connu pour son engagement passé auprès d'Alain Carignon, a pris l'engagement, si la liste qu'il présente aux élections internes l'emporte, de rompre avec cette pratique dévastatrice. Il s'est engagé à ce que l'UMP38, sous sa direction, s'attache à accorder son investiture pour les prochaines échéances non pas à ceux qui auraient verrouillé le vote des militants en leur faveur, mais plutôt à celles et ceux appartenant à notre famille politique - ou étant proche d'elle - qui auront les meilleures chances de gagner aux yeux de l'opinion publique.

Ce type d'engagement est de nature à nous permettre de nous rassembler, en fédérant les énergies de tous dans et hors le parti, car le score d'un candidat ayant pour argument essentiel son étiquette politique est, plus encore aujourd'hui qu'hier, voué à un échec cuisant (si je me tais depuis deux mois, c'est que j'aurais trop de choses désagréables à dire sur la politique nationale !).

D'aucuns me diront que les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent...

N'étant pas tout à fait le poussin de l'année, je connais cette maxime. C'est pourquoi j'ai averti : si cet engagement n'était pas scrupuleusement respecté je me considérerais alors de mon côté libre également de tout engagement, libre d'agir selon ma conscience et nombreux sont ceux qui savent ce que cela veut dire...

Mais au fond je crois réellement que la succession des mésaventures de ces dernières années génère aujourd'hui une prise de conscience et nourrit une volonté sincère de rassemblement, telle qu'elle m'a été exprimée par Jean-Claude Peyrin. Sa liste comporte d'ailleurs le précédent délégué de circonscription Henri Baile, mais aussi plusieurs de mes amis dont le président du groupe d'opposition municipal à Grenoble Matthieu Chamussy.

Alors, ce samedi 23 octobre doit être celui du rassemblement de notre parti, source d'une dynamique nouvelle pour tous ceux qui aujourd'hui ont à cœur, avant toute chose, de s'attacher au devenir de Grenoble et de l'Isère.

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