Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Permanence :
3, boulevard Maréchal Joffre
38 000 Grenoble
tél : 04 76 46 18 27
fax : 04 76 87 67 26
Contact

Richard Cazenave

Membre honoraire du Parlement

mardi 23 octobre 2007

Vie Locale

Réunion publique clandestine à l'UMP

J'apprends - mais il faut dire qu'étant toujours exclu de l'UMP, il est normal que je ne sois pas le 1er informé - qu'une réunion dite "publique", pour les adhérents grenoblois, s'est tenue lundi 22 octobre devant une quarantaine de personnes, place Paul Vallier. Pour une fédération qui revendique 6000 adhérents, dont la moitié pour les circonscriptions grenobloises, on mesure la portée de l'évènement !

A la décharge des adhérents grenoblois (à propos, combien en reste-t-il réellement ?!?), ils avaient été avertis la veille, c'est à dire dimanche et uniquement par mail. C'est à se demander où sont passés les militants et les moyens financiers qui, il n'y a pas si longtemps, permettaient une communication frisant le harcèlement...

C'est d'autant plus préoccupant que le but annoncé de cette réunion n'était pas moins que d'organiser une confrontation entre deux des trois candidats déclarés au sein de l'UMP Isère pour conduire une liste lors des élections municipales de mars prochain à Grenoble.

Il est vrai que ce n'est pas la première fois que la démocratie est prise en otage à l'UMP 38, et puisque ça a si bien marché jusqu'ici (en tout cas en interne, l'effet sur le grand public n'ayant pas manqué - en revanche - d'être désastreux) pourquoi s'en priver ? Je constate avec tristesse que les leçons n'ont pas été tirées. Quelle légitimité peut émaner d'un processus de cette nature ? Quelle crédibilité ?

Cela confirme l'analyse que j'ai livrée à France 3 qui m'interrogeait à la suite de l'annonce du retrait de la candidature Carignon : il ne pouvait faire moins que d'annoncer son renoncement, puisqu'on voit mal la direction nationale de l'UMP lui donner une nouvelle investiture à Grenoble après le désastre des législatives. La vraie décision serait qu'il ait la décence d'abandonner toute responsabilité au sein même de l'UMP Isère. Comment peut-on diriger un parti politique quand on est à ce point désavoué par l'opinion ?

Même Président, mêmes méthodes, on peut hélas s'attendre à la même débâcle pour les cantonales et municipales.

Tout ceci ne mériterait même pas que l'on s'y arrête s'il n'y avait, au-delà des personnes et des appareils politiques, un enjeu de taille pour l'avenir de Grenoble et des Grenoblois. Une ville prise au piège de l'idéologie verte, dans ce qu'elle a de plus rétrograde, et qui nous prépare à un destin de sous-préfecture. Car pendant que nous nous évertuons ici à refuser toute infrastructure significative qui permettrait de désenclaver notre ville par le rail et par la route, d'autres villes qui disposaient de moins d'atouts que nous au départ, se dotent de tous les instruments de l'attractivité et du rayonnement. Et si le virage n'est pas pris au printemps 2008, les années 2010 pourraient bien être celles du constat impuissant devant les dégâts irrémédiables de l'imprévision et de l'idéologie.

Mais il ne s'agit là que de l'intérêt général, un gros mot pour ceux qui ne s'intéressent qu'à leur propre personne.

mardi 09 octobre 2007

Général

Exploit des Bleus à Cardiff

Ambiance des grands jours au Millenium Stadium samedi dernier, sous le grand "chapiteau" contenant 80 000 personnes. Les spéculations n'avaient pas manqué, tout au long de la journée que j'ai eu la chance de passer avec toute l'équipe de direction du rugby national, avec la compagnie exceptionnelle de Serge Kampf, Jacques Chancel et Olivier de Kersauzon.

le XV de France et les All-Blacks pendant les hymnes

Les bookmakers donnaient les Bleus à 35 contre 1. La victoire des Anglais l'après-midi nous avait fait dresser l'oreille car elle démentait l'image de supériorité des nations du Sud, mais de là à croire vraiment à la victoire des Bleus...

Le chemin jusqu'à la porte n°3 fut long, Serge Blanco et Jean-Pierre Rives étant sollicités en permanence par les supporters, tant français que gallois, pour fixer la rencontre sur la pellicule. L'esprit rugby était d'ailleurs remarquablement présent : une foule compacte, chauffée à blanc, ayant abondamment préparé le match dans les pubs tout au long de l'après-midi, et pourtant pas un geste déplacé, ni dans l'avant-match, pas plus pendant le match, pas non plus lors de la troisième mi-temps ! 80 000 personnes, et pas un seul incident à déplorer.

SKampf, JPRives, SBlanco, RCazenave

Un match qui fut éprouvant pour les nerfs des spectateurs, préservant le suspense jusqu'à la dernière minute. Une première mi-temps où les Bleus semblaient se chercher, et qui aurait pu se terminer avec un score encore plus lourd que 13-3 ; et une seconde mi-temps où les Français ont fini par faire douter les Blacks qui en ont perdu leur jeu fabuleux ; et une dernière ligne droite héroïque où la défense française a été acculée près d'un quart d'heure dans ses 22, sans jamais fléchir, ni même concéder une pénalité. Là aussi, dans cette maîtrise individuelle des comportements sur le terrain, après une heure et quart d'engagement total, réside le véritable exploit des Bleus.

Le XV de France rencontrera samedi prochain, au stade de France, des adversaires que nous connaissons mieux mais que nous ne redoutons pas moins : n'oublions pas que les Anglais sont les tenants du titre. Pourtant, sur le chemin du retour, nombre d'entre nous imaginaient déjà une revanche contre les Pumas argentins en finale.
Allez les Bleus !


Photos

  1. Le XV de France et les All-Blacks néo-zélandais pendant les hymnes nationaux
  2. Dans les couloirs du Millenium Stadium avec (de gauche à droite) Serge Kampf, Jean-Pierre Rives et Serge Blanco