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Richard Cazenave

Membre honoraire du Parlement

samedi 13 décembre 2008

Vie Locale

Décidément l'UMP38, on n'a pas encore tout vu !

Je lis vos commentaires et j'ai bien sûr connaissance des dernières initiatives des candidats défaits lors des élections internes à l'UMP38.

Et j'avoue que ma réaction va de l'indignation à la franche rigolade.

Mais je pense que l'interview de Robert Pandraud, en peu de mots, résume parfaitement et délicieusement la situation. Il rappelle :

  • que c'est en famille qu'on doit laver son linge sale, et pas devant les tribunaux. Voilà pour le patriotisme de parti ;
  • que l'UMP nationale a validé les résultats de l'Isère, au point d'ailleurs que c'est l'avocat du parti qui va défendre le 17 décembre devant les juges les résultats des élections attaqués par les perdants. Voilà pour le fair-play... et pour la clarté des choses ;
  • que la proposition de prendre le secrétaire départemental dans le camp des battus n'est pas très crédible, et qu'elle n'est au fond qu'un aveu d'échec. Voilà pour le réalisme.

Il aurait aussi pu délivrer le double Tartuffe d'Or à celui qui attaque en justice les élections que son équipe et lui-même ont organisées (de la manière que chacun a pu apprécier[1]), et qui, les ayant perdues, propose de partager le pouvoir - ce qui ne lui était jamais venu à l'esprit lorsqu'il était majoritaire ! En fait, ce serait franchement drôle si ce n'était pas quelque peu déplorable...

Notes

[1] Voir l'article de Grenews et les commentaires ici et sur "l'épisode des cuisines" ainsi que la réponse de Julien Polat

mardi 02 décembre 2008

Général

Guerre au P.S. : un mal Français ?

La guerre au PS a une apparence, celle d'un affrontement de personnes arbitré par les médias ; elle a une réalité, celle du choix (ou du non choix) de ce qui doit (et peut) constituer le fondement idéologique d'une gauche qui ne sait plus si elle est socialiste ou social-démocrate.

  • Pour Ségolène Royal c'est clair : marketing et relooking riment avec social-démocratie et démagogie.
  • Pour Martine Aubry c'est plus ambigu : elle + tous les caciques + le non-choix = à peine (ou presque) 50%...

Quand j'écoute Mélenchon, au moins, lui, je comprends ce qu'il dit : c'est la gauche, la vraie, celle de la lutte des classes, celle du grand soir, des marxistes, des trostkistes, des maoïstes... On en connaît les désastreux résultats économiques et sociaux et le triste bilan humain et liberticide.

Le mérite de cette gauche-là c'est qu'au moins il y a matière à un bon vieux débat !

Alors c'est quoi l'autre gauche aujourd'hui ? La question reste entière à l'issue d'un scrutin au PS marqué davantage pas les soupçons que par le contenu !

Je reconnais humblement, et tristement, que la même question se pose à l'UMP38 quand on voit comment, en Isère, l'ex-président archi battu bien qu'« organisateur » du scrutin refuse obstinément le choix des urnes au point de continuer à utiliser, toujours sous couvert d'un courageux anonymat, le blog officiel de l'UMP38 pour attaquer... Michel Savin, « elected President » comme on dirait aux États-Unis, de cette même Fédération.

Bonjour le débat d'idées.

J'espère pour ma part de tout cœur que la Démocratie survivra à ce qui ressemble, en l'état, à la mort des idéologies et au triomphe indécent des égos.

Je crois qu'elle le peut si elle est portée par un souffle nouveau : un souffle humaniste, de justice et d'équité, une ambition qui transcende chacun de nous au service d'un idéal, d'une mission, qui s'appuie sur l'initiative et la liberté de chacun pour en faire un élan collectif de solidarité et de fierté.

Moi je suis plus gaulliste que jamais... et vous ?